Propositions

I. RAYONNEMENT

Au fil des ans, les membres de l’InterAction Council ont présenté leurs propositions conjointes aux chefs de gouvernements, aux décideurs et aux leaders d’opinion du monde entier. Ils ont ainsi pu établir des canaux de communication réguliers avec la plupart des leaders de la planète, ce qui leur permet d’exercer continuellement leur influence.

Des liens ont aussi été établis avec les sommets des pays industrialisés (le Groupe des Sept), l’Union européenne (UE), l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’Organisation des États américains (OEA), le Mouvement des pays non alignés, les États de première ligne, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) ainsi qu’avec des participants lors de divers rassemblements de haut niveau en Amérique latine et dans d’autres régions. Les membres du Council ont également transmis leurs propositions au Secrétaire général des Nations Unies et aux chefs de nombreuses organisations internationales, telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’OCDE, le Conseil de coopération du Golfe, la Ligue des États arabes, la Conférence islamique, l’OTAN et les institutions spécialisées des Nations Unies. De plus, des liens réguliers sont maintenus avec plusieurs organismes non gouvernementaux et des personnalités de premier plan du secteur privé.

Le rôle du Council en tant que non-acteur impartial dans le domaine complexe de la politique et des relations internationales s’est avéré un atout, particulièrement quand il s’agit de faire passer des suggestions difficiles, parfois même impopulaires, et de les faire accepter.


II. RÉALISATIONS ET IMPACT

1. Normes éthiques universelles :

Depuis 1987, le Council a mis l’accent sur le concept de normes éthiques universelles. Reconnaissant qu’il est indispensable de coopérer avec les leaders spirituels pour affronter la crise mondiale qui se dessinait, le Council a organisé, en mars 1987, une réunion consultative qui a rassemblé pour la première fois des leaders politiques ainsi que des leaders spirituels qui représentaient six religions importantes. Cet effort a conduit à des accords remarquables, fondés sur des bases éthiques communes, quant aux stratégies correctives possibles visant à résoudre des problèmes majeurs. Largement diffusés aux communautés politiques et aux communautés de tous les mouvements religieux à l’échelle mondiale, ces accords ont reçu de façon générale un très bon accueil.

En 1995, le Council a convoqué à nouveau des penseurs religieux afin de déterminer un ensemble de normes éthiques universelles pour le 21e siècle. Cette initiative a mené en 1997 à la rencontre sur les responsabilités humaines, dont l’aboutissement fut la proposition du Council pour une Déclaration universelle des responsabilités humaines. Cette déclaration est devenue le thème principal de débats mondiaux.

2. La quête pour un ordre mondial – les problèmes liés à la survie :

En 1992, le Council a convoqué un groupe de haut niveau afin d’examiner les conséquences de la fin de la guerre froide, en particulier les aspects de la quête pour un nouvel ordre mondial. Ce groupe a centré ses efforts non seulement sur les nouvelles configurations du pouvoir géostratégique, mais aussi sur la façon dont la collectivité planétaire pourrait affronter la mondialisation des marchés internationaux et, plus particulièrement, l’apparition de nouveaux défis mondiaux qui commencent à menacer l’humanité, comme l’explosion démographique, le développement et la pauvreté, la détérioration de l’environnement, le réchauffement planétaire et les mouvements de population transfrontaliers. En mai 1992, pendant sa séance qui a eu lieu à Queretaro, le Council s’est prononcé en faveur d’un nouvel ensemble de règles de gestion des relations et des conflits internationaux, ce qui nécessite la mise en place de nouveaux instruments et mécanismes pour la gouvernance mondiale.

Les propositions du Council ont suscité de nombreux commentaires favorables de la part des gouvernements et des leaders politiques. Les propositions du Council ont manifestement eu une incidence sur les discussions internationales ainsi que sur plusieurs déclarations de principes et initiatives stratégiques. Les délibérations du Council et de son groupe de haut niveau sont présentées dans une nouvelle publication intitulée La quête pour un ordre mondial.

En 1990, le Council avait déjà tenu une rencontre de haut niveau à Lisbonne, au cours de laquelle il a abordé le sujet de la dichotomie de plus en plus marquée entre l’interdépendance mondiale et la souveraineté nationale. Il a suggéré de redéfinir la stratégie et le cadre d’intervention dans plusieurs domaines où la gestion de l’interdépendance devra remplacer les prises de décisions et les actes nationaux limités, tout en maintenant le principe de subsidiarité.

En 1997, le Council a analysé les tendances relatives à la mondialisation pour déterminer les gagnants et les perdants, et pour recommander des mesures afin de résoudre les problèmes et les difficultés engendrés par une économie planétaire mondialisée.

3. Tendances mondiales relatives à la déforestation :

En mai 1998, le Council a rendu public un programme de mesures visant à inverser les tendances mondiales relatives à la déforestation ainsi qu’à neutraliser leurs dangers pour les climats et les écosystèmes de la Terre. En particulier, le Council a demandé que soit conclue une triade de conventions mondiales, y compris des engagements contrôlables : une convention internationale sur les forêts, une convention sur les changements climatiques et une convention sur la préservation de la biodiversité. Ces suggestions et d’autres aussi ont depuis été réaffirmées par de nombreuses conférences internationales, particulièrement lors de la phase préparatoire du Sommet de la Terre de Rio.

Comme l’a proposé le Council, un Forum européen pour la protection des forêts a été établi en juin 1989. Sa première rencontre a eu lieu en juillet 1990 à Stockholm. De même, les activités de l’InterAction Council ont récemment favorisé la mise sur pied d’une commission indépendante sur les forêts et le développement, que dirigera un membre du Council.

4. Options en matière d’écologie et d’énergie :

En 1989, le Council a présenté des propositions relativement à de nouvelles orientations en matière de politiques énergétiques qui tiennent compte des préoccupations environnementales et climatiques, du développement économique et de la croissance démographique. Pour fournir de l’énergie à un monde habitable, une démarche à trois volets a été suggérée : à court terme, des mesures relatives à l’efficacité et à la conservation; à moyen terme, une évolution quant aux mélanges de combustibles fossiles pour abandonner le charbon et le pétrole au profit du gaz; à long terme, une promotion de grande ampleur des énergies renouvelables. Pendant la période de transition qui vise à affranchir le monde de sa dépendance excessive envers les combustibles fossiles, l’énergie nucléaire aura un rôle à jouer.

Le programme du Council a eu une influence considérable sur les préparations du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, ainsi que sur d’autres conférences intergouvernementales et non gouvernementales. En 1992, lorsque le Council a lancé un appel à l’autodiscipline écologique et démographique parmi les pays industrialisés et en développement, de nombreuses personnes au sein de la communauté internationale ont perçu cette demande comme un nouveau concept important. Néanmoins, celui-ci reste largement ignoré.

5. Écologie et économie globale :

En 1990, le Council a conclu que la mise en œuvre d’instruments économiques appropriés peut assurer la compatibilité de la croissance économique et de la protection de l’environnement. Il considérait que le mécanisme du marché et ses instruments connexes (tels les prix, les taxes, les permis offerts à bail, les redevances, les droits de propriété) permettraient de fournir les incitations et les signaux nécessaires. Le principe du pollueur-payeur a été préconisé comme point de départ pour le développement des politiques, sur les plans national et international ainsi que dans les entreprises. Entre autres, le Council a suggéré qu’une convention sur le climat devait intégrer des engagements obligatoires pour la réduction des émissions. En attendant cette convention, les principaux pays pollueurs devraient s’associer en créant un club pour la protection du climat dont les membres respecteraient de façon volontaire des cibles d’émission convenues. Le Council a aussi préconisé des politiques prévoyant l’internalisation des coûts de la pollution et de la détérioration de l’environnement lors des prises de décision des entreprises, des organismes publics et des entités privées, ainsi que la réduction progressive des cibles pour les normes relatives aux émissions et à la pollution.

Depuis, le débat à l’échelle internationale suggère qu’un grand nombre des propositions du Council ont été acceptées par beaucoup d’acteurs de la scène internationale et qu’elles ont été davantage étoffées. Par exemple, plusieurs pays industrialisés ont annoncé des cibles nationales pour les émissions de CO2. En janvier 1991, le Conseil des ministres de l’OCDE a adopté une décision sur l’utilisation d’instruments économiques à l’appui des politiques environnementales, décision qui reflète en grande partie les recommandations du Council. Nul doute qu’une mise en oeuvre complète de telles mesures s’échelonnera sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.

6. Mondialisation des marchés financiers :

En 1990, le Council a commencé à diriger son attention sur la mondialisation des marchés financiers et ses dangers implicites. Il a demandé aux organismes de réglementation de réduire les risques systémiques au moyen d’exigences plus rigoureuses en matière de capitaux pour les prêteurs et de procédures de règlement améliorées. En outre, il a mis en relief le rôle de plus en plus important que devront assumer les banques centrales indépendantes et autonomes.

En fonction des recommandations d’un groupe d’experts de haut niveau que le Council avait convoqué en 1991 afin d’examiner le rôle spécifique des banques centrales sur les marchés financiers mondialisés, le Council a recommandé l’adoption de mesures pour réduire les risques systémiques inhérents aux interrelations croissantes entre les marchés financiers domestiques et internationaux. Plus particulièrement, le Council a demandé la mise en place d’un organisme de réglementation international, ainsi que l’adoption d’une approche globale par les banques centrales et les organismes de surveillance pour faire face au nouvel environnement financier mondial, y compris la rationalisation des processus de supervision des intermédiaires financiers (banques et autres entités) et un programme de renforcement des systèmes de paiement et de règlement. Le Council a constaté l’apparition d’un système monétaire international tripolaire, ce qui implique le passage de l’actuel Groupe des Sept à une structure constituée d’un Groupe des Trois (dollar américain, yen et UCE).

Les débats subséquents confirment la pertinence et le caractère opportun des propositions du Council, auxquelles la communauté financière internationale a largement signifié son soutien.

7. Économies en évolution – limites et potentiel du processus de transition :

Dans le but de concevoir une stratégie qui permettrait de s’attaquer aux défis qu’affrontent les économies de l’Europe centrale et orientale, l’InterAction Council a convoqué en 1991 un groupe d’experts de haut niveau. Trois tâches importantes ont été déterminées pour le processus de transition : la mise en œuvre de politiques de stabilisation macroéconomique appropriées, l’introduction et la garantie des droits de propriété, ainsi que la privatisation et la commercialisation des échanges, des industries et des services. Ces tâches doivent s’effectuer dans un système d’économie mixte où le secteur privé est vigoureux et le secteur public, solide. Le Council a également préconisé l’instauration d’un dialogue entre les gouvernements de l’OCDE et les pays en transformation, le financement d’un programme d’aide massive pour les investissements d’infrastructure et la participation financière des entrepreneurs privés des pays industrialisés.

L’approche programmatique du Council a été reconnue explicitement par le G-7 lors de son sommet à Londres, en juillet 1992. Il a depuis été prouvé qu’elle visait juste, surtout parce qu’elle mettait en évidence les problèmes et les solutions possibles pour les pays qui passaient à une économie de marché, en particulier en Europe orientale et centrale ainsi qu’en Russie.

En 1996, une autre rencontre du groupe d’experts de haut niveau a été organisée afin d’étudier le marché financier turbulent. Le groupe a avalisé le concept d’une « zone cible ».

8. Propositions au sujet de l’endettement international :

L’InterAction Council a été le premier à stipuler, en mai 1984, que toute solution au problème de l’endettement doit être fondée sur le principe de la coresponsabilité de toutes les parties. Il a insisté sur le fait que ce problème ne pouvait être résolu à court terme et que toutes les parties concernées devaient en partager le fardeau. En octobre 1987 et lors de séances subséquentes, le Council a amélioré sa proposition détaillée sur la gestion de la crise de l’endettement.

Tout d’abord adoptée lors des rencontres annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Séoul en 1986, la stratégie initialement proposée par le Council (surtout le principe de coresponsabilité) est devenue partie intégrante de tous les plans directeurs et efforts internationaux pour trouver une solution durable à la crise de l’endettement. Les propositions du Council ont considérablement influé sur les propositions de Baker et de Brady qui visaient l’atténuation de la crise de l’endettement.

9. Crise et changement en Amérique latine :

En 1992, le Council a convoqué un groupe d’experts de haut niveau en vue de sa séance annuelle dans le but d’examiner la situation en Amérique latine. Il en a résulté un programme d’action exhaustif que doivent mettre en œuvre chaque pays d’Amérique latine, l’ensemble de ces pays et la communauté internationale, et qui a été discuté lors de la réunion plénière du Council, en 1992. Une des principales observations était que l’allègement de la pauvreté est une tâche cruciale pour les gouvernements et les organisations internationales, notamment pour soutenir les structures démocratiques naissantes du continent.

Bon nombre des leaders d’Amérique latine ont accueilli favorablement les propositions du Council; ils ont souligné leur caractère opportun et leur esprit constructif.

10. La situation dans la péninsule coréenne :

Lors d’une rencontre à Séoul en 1990, le Council a discuté de la situation en profondeur et a exhorté les gouvernements des deux Corées à entreprendre trois actions précises pour entamer le processus d’unification pacifique :

a) Les leaders des Corées du Sud et du Nord doivent accepter de se rencontrer aussi tôt que possible, sans poser de conditions préalables.

b) Sur le plan humanitaire, les deux gouvernements doivent autoriser immédiatement les visites et les communications sans restriction entre les membres des familles séparées des deux Corées.

c) Afin de renforcer la confiance mutuelle entre les Corées du Sud et du Nord, les deux gouvernements doivent légaliser les déplacements effectués par les citoyens de ces pays, en provenance et à destination de chacune des deux Corées.

Ces recommandations ont énormément contribué au dialogue amorcé au niveau des premiers ministres en 1991. Les rencontres initiales portaient essentiellement sur les trois éléments proposés par le Council.

En 1993, le Council a convoqué un groupe de haut niveau pour examiner le processus d’unification de l’Allemagne afin d’en tirer des leçons pour la Corée.

11. Propositions sur les enjeux stratégiques :

À une époque où les communications et les contacts directs entre l’Est et l’Ouest étaient virtuellement inexistants, le Council a formulé un ensemble de suggestions précises qui sont devenues par la suite l’objet de négociations et de positions de principe officielles. Il s’agissait, entre autres, des recommandations suivantes :

a) Officialisation des sommets des superpuissances : depuis novembre 1983, quand tous les contacts entre les États-Unis et l’Union soviétique ont été gelés sur le plan politique, le Council a demandé à maintes reprises la mise en place de sommets annuels pour réunir les superpuissances. Depuis 1985, ces rencontres au sommet ont recommencé de façon régulière.

b) Principes régissant les relations entre les superpuissances : en avril 1985, le Council a lancé un appel aux superpuissances afin qu’elles admettent conjointement qu’il est impossible de gagner une guerre nucléaire et qu’il ne faut pas mener une telle guerre; qu’il faut atteindre l’équilibre en diminuant encore plus les armements; qu’elles doivent rechercher l’égalité au lieu de la supériorité des forces; qu’elles respectent les intérêts légitimes de chaque partie en matière de sécurité; qu’il faut réduire les dépenses en armements; et qu’il faut accorder la préférence aux armes stabilisatrices plutôt qu’aux armes déstabilisatrices.

c) Option zéro FNI : en novembre 1983 et à nouveau en avril 1986, le Council a proposé que le problème des forces nucléaires intermédiaires devait être traité séparément, de préférence à l’aide d’une solution zéro-zéro à l’échelle mondiale. Cette proposition a ensuite figuré dans l’accord sur les FNI conclu entre les États-Unis et l’URSS en novembre 1987.

d) Respect rigoureux du traité sur les ABM : depuis novembre 1985, le Council préconise que l’interprétation conjointe, la mise en application complète et le respect rigoureux du traité sur les missiles antimissiles balistiques constituent des éléments importants pour résoudre le problème des programmes de défense stratégique. Vers la fin de 1986, cette approche est devenue la pierre angulaire des négociations bilatérales et multilatérales afin de freiner la course aux armements dans l’espace.

12. Réintégration de l’Afrique au cœur du système international et la situation en Afrique du Sud :

Au début de 1993, le Council a convoqué un groupe de haut niveau au Cap pour délibérer des façons de mieux intégrer l’Afrique au système international et, de ce fait, inverser le déclin et la marginalisation qui accablent le continent depuis trop longtemps. Le rapport offre une vue détaillée de la situation africaine et présente une série de recommandations pour améliorer la situation, y compris le passage vers la démocratie dans tous les pays du continent, les efforts pour accroître le développement économique durable, les démarches à faire pour mobiliser la communauté internationale, la prise en charge des problèmes qui touchent la survie des sociétés africaines (telles les urgences humanitaires ainsi que la prévention et la gestion des conflits), la résolution des problèmes de population et de santé (entre autres, le VIH et le sida) ainsi que l’examen du rôle des femmes dans la société.

Le groupe du Cap a aussi assisté à plusieurs réunions préparatoires pendant lesquelles des politiciens sud-africains de haut rang ont expliqué la situation dans le pays. Le groupe a proposé un certain nombre d’observations et de recommandations quant au processus politique, au besoin de développer une culture de tolérance ainsi qu’aux défis auxquels est confrontée l’Afrique du Sud sur les plans économique, social et du développement.

En mars 1998, le Council avait déjà tenu à Harare une audience, qui a suscité beaucoup d’éloges, avec des personnalités de la région afin d’évaluer en profondeur la situation à cette époque.

Auparavant, le Council avait élaboré plusieurs propositions visant à résoudre de façon pacifique les conflits complexes de l’Afrique australe. Par exemple, les recommandations du Council de novembre 1985 et d’avril 1986 ont été directement consignées dans le rapport du Groupe de personnalités du Commonwealth sur l’Afrique australe, coprésidé par deux membres du Council.

13. Prévention des conflits :

En mai 1991, avant le début du conflit armé interne et du carnage en Yougoslavie, le Council a exhorté les pays membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), lors de sa rencontre à la fin de ce mois, à mettre immédiatement en application pour la Yougoslavie toutes les mesures possibles dont il disposait, y compris, si nécessaire, sa procédure de conciliation de différend, et de songer à établir une commission d’enquête indépendante sur la situation dans ce pays. Bien que cette demande ait été considérée par les ministres des Affaires étrangères de l’OSCE, aucune action efficace et opportune n’a été prise.

14. Population et approvisionnement alimentaire :

Les problèmes qu’engendre l’explosion démographique constituent une question prioritaire pour le Council depuis ses débuts. Lors d’une rencontre organisée par le Council en 1987, les représentants des principales religions de la planète ont cautionné l’importance de la planification des naissances. En 1995, le Council a réitéré la nécessité de cette planification relativement à la capacité mondiale à long terme de fournir des fonds.